Se rendre au contenu

Livraison gratuite en point relais disponible — Livraison à domicile suivie

Marvel

Brian Michael Bendis omnibus VO : le guide complet du collectionneur

L'auteur de polar qui a dirigé Marvel pendant une décennie et fait parler les super-héros comme des gens. La plus grande étagère d'auteur ici.

AvengersBrian Michael BendisDaredevilGuide de lectureMarvelSpider-Man

Brian Michael Bendis est arrivé chez Marvel depuis le comic policier en noir et blanc, et il n'a jamais vraiment cessé d'en écrire. Ce qui a changé, c'est que les criminels se sont mis à porter des costumes.

Précision utile : on parle d'omnibus VO, les éditions américaines en anglais, pas des rééditions traduites publiées en France.

C'est la plus grande étagère d'auteur que nous proposons, et celle où l'acheteur se retrouve le plus souvent avec un livre qui n'est pas celui qu'il croyait. Certains de ces omnibus sont un run suivi d'un seul auteur. D'autres sont des événements à l'échelle de l'éditeur, où il est l'architecte mais où une douzaine d'autres personnes écrivent les pages. Distinguer les deux, c'est l'essentiel de ce guide.

Ce qui définit son écriture

Le dialogue comme événement principal. Ses personnages se coupent la parole, se répètent, changent de sujet et tournent autour de ce qu'ils veulent dire. Cela se lit comme de la parole enregistrée plutôt que comme de l'exposition, et c'est pourquoi on trouve ses comics soit exceptionnellement vivants, soit exceptionnellement lents.

La décompression. Une scène qu'un autre auteur règle en quatre cases prend quatre pages chez Bendis. C'est lui qui a imposé cette norme chez Marvel dans les années 2000. Le compromis est réel : la lecture au moment le moment est plus riche, la quantité d'intrigue par page plus faible.

Une structure de polar sous la cape. Enquêtes, indicateurs, scènes d'interrogatoire, gens qui font pression les uns sur les autres. Son meilleur travail super-héroïque repose sur une ossature de procédural, et c'est pourquoi le matériel urbain surpasse le cosmique.

Un instinct de distribution. Il est particulièrement doué pour décider qui doit se trouver dans la même pièce. La moitié de son apport durable à Marvel tient à des choix de casting qui ont survécu à ses runs.

Le centre de l'étagère : Ultimate Spider-Man

Ultimate Spider-Man Omnibus Vol. 1 ouvre à 898 pages, et le run se poursuit sur quatre autres volumes de taille comparable. C'est l'une des plus longues collaborations ininterrompues entre un auteur et un dessinateur dans le comic grand public.

C'est la chose la plus recommandable de l'étagère, et la raison est structurelle plutôt que sentimentale : le livre repart de zéro avec Peter Parker dans une continuité sans arriéré, donc rien de ce que vous n'avez pas lu n'est requis. La décompression qui agace ailleurs fonctionne ici, parce que le sujet est la vie d'un adolescent et que la lenteur est le propos.

Le dessin est de Mark Bagley sur l'essentiel du run, et c'est ce duo qui fait tenir l'ensemble.

Ce qu'il a écrit de meilleur

Daredevil by Bendis & Maleev Omnibus Vol. 1, 848 pages, suivi d'un second volume de 656.

C'est l'auteur de polar travaillant sans filet : Matt Murdock est publiquement identifié comme Daredevil et le run devient un long siège judiciaire et criminel plutôt qu'une succession de combats. Alex Maleev le dessine dans une ombre photo-référencée, et l'ensemble se lit comme une série câblée dix ans avant que la comparaison devienne un cliché. Si vous ne prenez qu'un seul Bendis au sérieux, prenez celui-là.

La décennie Avengers

New Avengers by Bendis Omnibus Vol. 1, 1 208 pages, et sa suite de 1 224 pages couvrent l'époque où il a reconstruit l'équipe autour de personnages que personne n'attendait, Spider-Man et Wolverine compris, et où s'est établie l'idée moderne des Avengers comme série phare de Marvel.

Autour gravitent les livres d'événements : House of M, Secret Invasion, Avengers vs. X-Men à 1 680 pages, et les omnibus de crossover X-Men. Achetez-les en sachant ce qu'ils sont. Ce sont des événements à l'échelle de la ligne, avec auteurs et dessinateurs tournants : la proportion de pages réellement écrites par Bendis y est bien plus faible que sur ses propres runs, et ils supposent que vous connaissez la continuité autour.

Les runs plus tardifs

All-New X-Men by Brian Michael Bendis Omnibus, 1 048 pages, et le volume compagnon Uncanny X-Men couvrent sa période mutante, bâtie sur la prémisse des X-Men adolescents d'origine déplacés dans le présent et horrifiés par ce qu'ils deviennent.

Guardians of the Galaxy by Brian Michael Bendis Omnibus Vol. 1, 1 152 pages, est l'exception cosmique, écrite en parallèle des films et visant précisément le public qu'ils ont créé.

L'étagère complète, avec ce qui peut être acheté à un moment donné en premier, est sur la page Brian Michael Bendis.

Par où commencer

Une seule recommandation : Ultimate Spider-Man Omnibus Vol. 1. Il n'exige rien de vous, c'est son travail le plus suivi, et c'est le test le plus honnête pour savoir si son dialogue est un plaisir ou un obstacle.

Si vous savez déjà que vous aimez le polar plus que les super-héros, commencez plutôt par Daredevil by Bendis & Maleev Vol. 1. C'est le meilleur livre. Il est simplement moins indulgent comme porte d'entrée.

Pour qui cette étagère n'est pas faite

La décompression est l'objection honnête. Si vous jugez un comic à la quantité de choses qui s'y passent par page, Bendis vous paraîtra délayé, et aucun dialogue, si bon soit-il, n'y changera rien. Ses intrigues se referment aussi moins proprement que ses mises en place ne le promettent, en particulier sur les livres d'événements. Les lecteurs qui veulent une intrigue dense et des fins nettes seront mieux servis ailleurs sur ces étagères.

Discussion

Commentaires

Aucun commentaire pour l'instant. Soyez le premier à partager votre avis.

Laisser un commentaire

Continuer la lecture

Plus sur le blog

De l'article à votre étagère

Chaque run que nous couvrons est disponible dans notre boutique dans la meilleure édition omnibus possible.