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Marvel

Dan Jurgens omnibus VO : le guide complet du collectionneur

L'homme qui a tué Superman, puis a passé des années sur la tâche bien plus difficile de rendre son retour signifiant.

Dan JurgensDCGuide de lectureMarvelSupermanThor

En 1992, un comic s'est vendu à six millions d'exemplaires parce que Superman y mourait. Dan Jurgens a dessiné et co-construit cet épisode, et l'intérêt de son étagère n'est pas la mort : c'est qu'il a ensuite passé des années à faire fonctionner l'après, tâche bien moins glorieuse et bien meilleur argument en sa faveur.

Précision utile : on parle d'omnibus VO, les éditions américaines en anglais, pas des rééditions traduites publiées en France.

Ce qui définit son travail

Auteur et dessinateur à la fois. Comme une poignée de créateurs de ces étagères, il fait les deux, et cela se voit au rythme de ses pages : les temps du récit et les coupes de cases sont la même décision.

Superman comme travailleur. Son Clark Kent a un emploi, des délais et une vie de contribuable. L'héroïsme se lit comme un effort parce que le reste de la semaine du personnage est ordinaire.

De la coordination à grande échelle. La ligne Superman des années 90 fonctionnait comme un seul récit hebdomadaire sur quatre titres, et il était central pour la garder cohérente. C'est l'expérience de continuité partagée la plus soutenue que le comic grand public ait tentée.

Du métier, pas de l'esbroufe. Dessin net, compositions classiques, clarté absolue. Rien ici n'est stylistiquement ambitieux et rien n'est jamais confus.

Le célèbre

Death and Return of Superman Omnibus, 1 408 pages, réunit tout l'arc : le combat qui le tue, les funérailles, les quatre remplaçants qui revendiquent le nom, et le retour.

Achetez celui-ci en premier si c'est l'histoire qui vous amène. Il se suffit à lui-même, n'exige rien, et tient mieux que ne le suggère sa réputation de coup de pub : la partie centrale, avec quatre personnages qui débattent de ce que Superman signifiait, est ce qui le justifie.

La Triangle Era, et l'ensemble

Superman: The Triangle Era Omnibus Vol. 1-3, 4 376 pages, est le plus grand ensemble de ce catalogue, et c'est exactement la somme des trois volumes de 1 376, 1 480 et 1 520 pages.

Le nom vient du petit triangle imprimé sur chaque couverture indiquant l'ordre de lecture entre quatre mensuels. Lu comme prévu, c'est un seul récit Superman continu avançant semaine après semaine pendant des années, et rien d'autre dans le médium n'y ressemble.

La note pratique compte ici plus qu'ailleurs : sur un catalogue à exemplaire unique, réunir 4 376 pages en trois volumes séparés au fil des mois échoue en général. Si l'ensemble est disponible, c'est l'achat raisonnable.

Superman: Action Comics by Dan Jurgens Omnibus Vol. 1, 848 pages, suivi d'un second volume, est son retour bien plus tardif au personnage, écrit des décennies après le premier run.

Loin de Superman

Thor: Heroes Return Omnibus Vol. 1 et son second volume réunissent son travail Marvel, un run bâti sur l'idée d'un Thor partageant un corps avec un secouriste, ce qui remet le dieu parmi les gens qui ont besoin d'aide.

Spider-Man: Ben Reilly Omnibus Vol. 2, 1 304 pages, et Futures End: Five Years Later Omnibus, 1 600 pages, sont les livres à crédits partagés de l'étagère, tous deux à plusieurs auteurs.

Toute l'étagère est sur la page Dan Jurgens.

Par où commencer

Une seule recommandation : Death and Return of Superman Omnibus. C'est l'histoire complète, elle s'explique seule, et avec 1 408 pages elle représente une fraction de l'engagement qu'exige l'ensemble Triangle Era.

Si cela prend et que vous voulez l'expérience entière, l'ensemble Triangle Era Vol. 1-3 est la destination et la seule façon sensée de l'acheter.

Pour qui cette étagère n'est pas faite

C'est du DC des années 90 : lumineux, sincère, très bavard en cartouches, avec des intrigues qui se referment proprement et des méchants qui s'expliquent. Qui cherche l'ambiguïté morale ou l'ambition formelle le trouvera plat, et le dessin de la ligne relève du style maison compétent plutôt que du distinctif.

La Triangle Era exige aussi quelque chose d'inhabituel : elle a été conçue pour être lue un chapitre par semaine sur quatre titres, et enchaîner ses 4 376 pages d'affilée écrase le rythme pour lequel elle a été bâtie. Elle récompense la patience et punit le gavage.

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